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? Cliquez sur le chiffre qui figure sur la photo et trouvez la solution pour chaque danger identifié.

Vous avez obtenu assez de bonnes réponses. Vous pouvez participer au concours.

1 Les quatre travailleurs portent leur harnais de sécurité. Ils ne sont pourtant pas à l’abri d’une chute.

La solution :

  • Aucun travail ne doit être effectué lorsque le tablier métallique est glissant.
  • Le harnais de chaque travailleur doit être attaché à un ancrage ayant une résistance d’au moins 18 kN ou à une corde d’assurance horizontale.
  • Sur un toit plat, le harnais n’est pas requis. Les travailleurs doivent cependant porter une chaussure de travail à semelle antidérapante, répondant à la norme CSA-117.

2 Yohan fait le sertissage des feuilles métalliques. En se déplaçant ainsi à reculons, il risque une chute.

La solution :

  • Attacher son harnais à une corde d’assurance horizontale.
  • Effectuer le sertissage en avançant.
  • Utiliser un outil plus léger.

3 L’ouverture dans le plancher représente un réel danger pour les travailleurs.

La solution :

  • Attendre la fin des travaux pour pratiquer les ouvertures dans le plancher.
  • Fermer l’ouverture à l’aide d’un matériau solidement vissé au plancher.
  • Toutes ces réponses.

4 Alexis et Jean-Charles, qui tirent les feuilles sur les poutrelles, sont en équilibre précaire.

La solution :

  • Toujours installer les feuilles depuis l’extérieur, à l’aide d’une grue mobile, par exemple.
  • Faire effectuer le travail par des ouvriers ayant au moins 5 années d’expérience.
  • Pousser les feuilles vers les poutrelles à couvrir, et attacher son harnais à un ancrage ou à une corde d’assurance horizontale.

5 Plusieurs feuilles métalliques sont détachées et placées en porte-à-faux sur les poutrelles.

La solution :

  • Attacher ensemble les feuilles non utilisées pour empêcher leur envol en cas de vent.
  • Placer les extrémités des feuilles sur des appuis.
  • Toutes ces réponses.

6 La neige rend la surface de travail glissante.

La solution :

  • Suspendre les travaux lors de conditions climatiques difficiles.
  • Enlever la neige avant d’entreprendre les travaux.
  • Toutes ces réponses.

7 Les travailleurs risquent de trébucher sur les outils laissés sur le tablier métallique.

La solution :

  • Ranger les outils.
  • Porter sur soi les outils nécessaires.
  • Passer un examen de la vue régulièrement.

Photo : Denis Bernier

La charpente d’acier d’un bâtiment est déjà érigée. Une équipe s’affaire à installer le pontage. Alexis et Jean-Charles étendent des feuilles métalliques sur le toit pendant que Yohan est en train de sertir en reculant.  Christopher, qui s’apprête à souder, tire sur son câble pour s’installer et se donner du jeu. Habituellement, le sertissage et le soudage se font quand les travaux sont plus avancés, mais, pour les besoins de notre démonstration, nous les avons inclus dans notre mise en scène.  Sachant cela, pouvez-vous trouver les erreurs simulées sur ce toit ?

Pouvez-vous trouver la bonne solution pour éliminer chacun des dangers identifiés?
Pour vous inscrire au concours, vous devez obtenir assez de bonnes réponses.

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Les corrections

L'installation du tablier métallique

Tout travailleur exposé à une chute de plus de trois mètres doit être protégé contre les chutes. Dans le cas présent, les harnais que les quatre travailleurs portent et qui sont équipés d’un absorbeur d’énergie et d’un double cordon d’assujettissement sont maintenant attachés à l’une des cordes d’assurance horizontales qui constituent un système d’ancrage continu. De plus, les travailleurs qui étendent les feuilles le font à partir du tablier en place et non en marchant sur les membrures supérieures des poutrelles.

Bien qu’il soit plus facile de faire glisser vers soi l’outil de sertissage, étant donné son poids, sa forme et ses dimensions, Yohan travaille en avançant, jamais en reculant. Les risques de chutes sont trop grands. C’est également pour cette raison qu’Alexis et Jean-Charles travaillent en poussant les feuilles vers les poutrelles à couvrir et non le contraire.

Les feuilles métalliques non utilisées sont attachées ensemble pour empêcher qu’elles s’envolent en cas de coup de vent et positionnées sur les appuis pour éliminer les porte-à-faux.

Lorsque c’est possible, on essaie de pratiquer les ouvertures dans le plancher à la fin des travaux. Lorsque ce n’est pas possible, il faut éviter d’exposer les travailleurs à ces pièges parfois mortels. L’ouverture dans le plancher est fermée à l’aide d’une partie de feuille de contreplaqué installée solidement, c’est-à-dire vissée. On aurait également pu installer un garde-corps faisant le tour de l’ouverture.

Avant d’entreprendre les travaux, les travailleurs ont enlevé la neige rendant le pontage extrêmement glissant et pouvant ainsi causer la chute d‘un travailleur. D’ailleurs, dans des conditions climatiques difficiles, par exemple une pluie abondante, il vaut mieux suspendre les travaux. De plus, tous les objets pouvant faire trébucher les travailleurs ont été rangés.

Finalement, Yohan est secouriste. Les nouvelles mesures réglementaires du Code de sécurité pour les travaux de construction entrées en vigueur le 5 mai 2011 prévoient en effet que l’employeur doit assurer en tout temps la présence d’un secouriste lorsque des travaux de charpentes métalliques sont en cours. De plus, depuis le 5 mai 2012, l’employeur doit avoir mis en œuvre une procédure de sauvetage éprouvée.

Nous remercions le Centre de formation des métiers de l’acier ainsi que Denis Ouellet, ingénieur et directeur, Robert Faucher, formateur, Sylvain Forbes, formateur, et Roger Desautels, formateur. Nous remercions également les quatre figurants, Alexis Fecteau, Yohan Jean, Christopher Jean et Jean-Charles Tanguay.

Notre personne-ressource : Claude Rochon, ingénieur et conseiller, Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat de la CSST.

Coordination : Louise Girard, Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat de la CSST.

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