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? Cliquez sur le chiffre qui figure sur la photo et trouvez la solution pour chaque danger identifié.

Vous avez obtenu assez de bonnes réponses. Vous pouvez participer au concours.

1 Olivier utilise une barre vraiment trop courte.

La solution :

  • Il devrait utiliser une barre plus longue.
  • La longueur n’a pas d’importance. C’est l’angle qui est important.
  • La barre est un peu courte, mais si Oliver corrige sa posture en conséquence, tout va bien.

2 Olivier sonde le roc en portant des protecteurs auditifs qui le protègent du bruit que fait Joël.

La solution :

  • Olivier doit pouvoir reconnaître le bruit sourd ou aigu que fait le roc lorsqu’il est frappé.
  • Joël ne devrait pas opérer la foreuse à béquille à côté d’Olivier qui sonde le roc.
  • Toutes ces réponses sont bonnes.

3 Il manque une lisse intermédiaire au garde-corps de la plateforme.

La solution :

  • Sur une plateforme, la lisse intermédiaire n’est exigée qu’à partir de 3 mètres du sol.
  • Pour les travaux dans une mine souterraine, les lisses intermédiaires ne sont pas nécessaires.
  • Il faudrait installer la lisse manquante.

4 Un des stabilisateurs de la plate-forme élévatrice est relevé.

La solution :

  • Tant qu’il y a trois stabilisateurs installés, la stabilité est assurée.
  • Les stabilisateurs ne peuvent jamais être installés de manière sécuritaire sur le sol d’une mine souterraine.
  • Tous les stabilisateurs devraient être bien installés.

5 Le treillis métallique appuyé contre la plate-forme n’est visiblement pas à sa place.

La solution :

  • Le treillis aurait dû être rapporté à la surface après le travail.
  • Le treillis devrait être accroché sur le ciseau.
  • Le treillis sera bientôt utilisé de toute façon…

6 L’encombrement sur le plancher de la plate-forme rend les déplacements hasardeux…

La solution :

  • Il faudrait désencombrer l’espace.
  • Dans une mine souterraine, il faut garder tout l’équipement à portée de main.
  • Une lampe devrait être installée sur la plate-forme afin de mieux repérer l’équipement indispensable.

7 Les lampes frontales pourraient tomber et laisser nos deux mineurs en pleine noirceur.

La solution :

  • Une lampe d’urgence doit toujours être installée sur la plate-forme élévatrice.
  • Même s’il y en a une qui tombe, l’autre travailleur a la sienne.
  • Les lampes frontales devraient être munies d’un cordon d’attache.

Photo : Hugo Lacroix

Dans cette mine, deux travailleurs sondent le terrain pour ensuite enlever les roches dangereuses qui peuvent se détacher du plafond et des murs de la galerie. L’opération, appelée purgeage ou écaillage, se pratique avec une barre d’écaillage. Au son, les travailleurs peuvent détecter les roches ou les parties de roches pouvant se détacher. Pendant qu’Olivier fait ce travail, son compagnon, Joël, en profite pour prendre de l’avance pour le boulonnage. Olivier et Joël ont volontairement accepté de jouer les imprudents. Pouvez-vous dire quelles sont les erreurs commises dans le présent scénario ?

Pouvez-vous trouver la bonne solution pour éliminer chacun des dangers identifiés?
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Les corrections

L'écaillage dans les mines

Le sondage se fait par inspection auditive. Selon l’article 36 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail dans les mines, « pendant que des travaux de sondage sont effectués, il est interdit à quiconque d’utiliser, près de la zone de sondage, toute machine ou outil bruyant qui empêche le travailleur d’entendre le son de sa barre de purgeage ». Le travailleur doit pouvoir reconnaître le bruit sourd ou aigu que fait le roc lorsqu’il est frappé. Donc, le travail doit se faire dans un milieu silencieux. Ce qui est impossible si un travailleur à proximité actionne une foreuse à béquille.

Pour le sondage et l’écaillage, il faut utiliser des barres bien aiguisées et d’une longueur appropriée. C’est-à-dire assez longues pour permettre aux travailleurs de les incliner devant eux à un angle maximal de 45 degrés par rapport à l’horizontale. Ainsi, on se tiendra éloigné du point de chute des roches.

L’écaillage se fait en progressant du bon terrain vers le terrain non écaillé. De plus, il faut commencer l’écaillage au plafond et descendre ensuite sur
les murs.

Afin de faire une bonne inspection, il est nécessaire d’avoir un bon éclairage, donc de bonnes lampes de mineurs. Et, comme il s’agit souvent du seul éclairage sur place, il ne faut surtout pas qu’elles tombent et se brisent, car les travailleurs se trouveraient ainsi dans l’obscurité complète. C’est pourquoi les deux mineurs portent leur lampe frontale en les assurant avec un cordon d’attache relié à leur ceinture.

Tous les stabilisateurs de la plateforme élévatrice sont en place, de même que les lisses du garde-corps arrière. L’espace est dégagé de tout ce qui l’encombrait et le treillis métallique de soutènement minier pour le boulonnage est accroché à sa place, sur le ciseau.

Nous remercions la Mine Casa Berardi ainsi que Nico Charrois, coordonnateur de santé et de sécurité, Stéphane Dickey, contremaître, Ghislain Goyette, alors coordonnateur en santé et sécurité, et Jasmin Mercier, représentant des travailleurs. Nous remercions également les deux figurants, Joël Bruneau et Olivier Grenier, tous deux mineurs-boulonneurs.

Nos personnes-ressources : Claude Ferland, ingénieur et alors conseiller en prévention, secteur mines, Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat (DGPIP) de la CSST, ainsi que Mario St-Pierre et Jean-François Deshaies, tous deux ingénieurs et inspecteurs à la Direction régionale de l’Abitibi-Témiscamingue de la CSST.

Coordination : Louise Girard, DGPIP, CSST

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