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? Cliquez sur le chiffre qui figure sur la photo et trouvez la solution pour chaque danger identifié.

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1 L’espace choisi pour entreposer les produits est à portée de main, mais il est surchargé. Marilou risque de renverser une bouteille : bienvenue vapeurs néfastes et éclaboussures nocives !

La solution :

  • Entreposer les produits sur une tablette étanche à une hauteur minimale de 1 m.
  • Entreposer les produits dans un endroit conçu à cette fin, en respectant les exigences pour chacune des catégories de produits.
  • Effectuer le ménage dans l’armoire afin d’éliminer ce qui l’encombre et replacer les produits par ordre alphabétique.

2 Les étiquettes des produits sont illisibles, elles se décollent, ou elles sont simplement absentes…

La solution :

  • Identifier les produits à l’aide d’étiquettes conformes au SIMDUT
  • Remplacer les étiquettes usées par des étiquettes lisibles et éliminer les produits dont on ignore l’identité.
  • Toutes ces réponses.

3 Des produits sont rangés sur la surface de travail de la hotte du labo. Pratique mais dangereux !

La solution :

  • Apporter seulement au poste de travail les produits nécessaires aux activités de la journée.
  • Laisser seulement les produits solides sur la surface de travail en tenant les produits liquides à l’écart.
  • Laisser seulement les produits qui ne contiennent pas plus de 20% de leur contenu sur la surface de travail.

4 Marilou s’apprête à travailler sous la hotte. Elle peut respirer des vapeurs toxiques.

La solution :

  • En laboratoire, porter en tout temps un appareil de protection respiratoire pour éviter de respirer les vapeurs toxiques.
  • Baisser la vitre à guillotine de la hotte pour que la ventilation fonctionne efficacement, évitant ainsi à Marilou de respirer des vapeurs toxiques.
  • Dans un labo, la ventilation générale est suffisante et conforme aux normes, de manière à éviter l’exposition aux vapeurs toxiques en tout temps.

5 Dans l’armoire, certaines bouteilles sont ouvertes, des bouchons sont mal scellés, etc.

La solution :

  • Refermer les bouteilles et nettoyer tout coulis et renversement de produit au fur et à mesure.
  • Placer les petits contenants dans le haut des armoires et les plus gros en bas.
  • Toutes ces réponses sont bonnes.

6 De nombreux objets n’ont pas leur place dans cette armoire : rouleaux de papier, boîte de lingettes, etc.

La solution :

  • En laboratoire, les lingettes et le papier absorbant doivent être à portée de main en tout temps.
  • Garder les combustibles comme le papier bien à l’écart des produits : le mélange des deux pourrait peut causer un incendie.
  • Placer les produits à portée de main sur la tablette supérieure et les combustibles ensemble sur la tablette du bas.

7 La technicienne est exposée à certains risques chimiques.

La solution :

  • S’attacher les cheveux, fermer son sarrau et porter ses lunettes de protection.
  • Dans un laboratoire, adopter une attitude préventive, car les risques chimiques sont toujours présents.
  • Toutes ces réponses.

Photo : Denis Bernier

On trouve des matières dangereuses dans une foule de milieux de travail. Pour éviter de malheureux incidents, il importe d’entreposer ces matières de façon appropriée et sûre, en conformité avec le Règlement sur la santé et la sécurité du travail. Aux fins de l’exercice, Marilou, technicienne en laboratoire, a gentiment accepté de nous montrer ce qu’il ne faut pas faire.

Pouvez-vous trouver la bonne solution pour éliminer chacun des dangers identifiés?
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Les corrections

L’entreposage de matières dangereuses

Faire l’inventaire des matières dangereuses est un élément clé d’un entreposage sécuritaire. C’est au cours de cette étape que l’on va classer et identifier clairement tous les produits à entreposer, à l’aide d’étiquettes conformes au SIMDUT. Les étiquettes usées sont remplacées par des étiquettes lisibles. Lors de l’inventaire, on identifie également les produits périmés et ceux qui ne sont plus utilisés afin de les éliminer correctement.

Les matières dangereuses sont entreposées dans un endroit bien ventilé, réservé à l’entreposage. Seuls les produits nécessaires à la journée de travail sont apportés au poste de travail.

Chaque armoire et chaque étagère sont identifiées de manière à préciser la catégorie de produits qui s’y trouvent. Un tel entreposage permet de comprendre rapidement que tous les produits ne vont pas ensemble et qu’il ne faut surtout pas mélanger les types de produits entre eux. Pour en savoir plus sur l’incompatibilité et la réactivité des matières dangereuses, on peut consulter les fiches signalétiques de chaque produit.

La technicienne range sa bouteille de liquide inflammable au bon endroit dans une armoire conçue à cette fin (dans le respect de la norme NFPA 30 -1996). Les portes se croisent et sont fermées à l’aide de loquets pour plus de sûreté. Au bas de l’armoire, un petit seuil contiendrait les liquides pouvant se renverser.

Précisons que les armoires possèdent des caractéristiques adaptées à chaque catégorie de produits. Par exemple, pour les matières corrosives (acides ou bases), les étagères sont recouvertes de bacs en plastique qui protègent le métal d’une éventuelle corrosion. Les comburants sont quant à eux entreposés loin des matières organiques (bois, carton, etc.), des matières toxiques et des liquides inflammables et combustibles.

Pour un rangement optimal et sécuritaire, il est préférable de placer les petits contenants dans le haut des armoires et les plus gros dans le bas. On minimise par conséquent les dégâts si le contenant tombe. Par ailleurs, dans l’entrepôt, on ne place aucun contenant sur les étagères du haut. Un marchepied est également à la disposition des travailleurs. Voilà deux bons moyens de réduire les risques de renversements de produits, d’éclaboussures et de chutes.

Enfin, mentionnons que la technicienne porte un sarrau fermé, des lunettes de protection et des gants. Elle a aussi attaché ses cheveux. Ses manches sont correctement repliées vers l’intérieur, pour ne pas gêner son travail.

Nous remercions le cégep de Sorel-Tracy, programme Environnement, hygiène et sécurité du travail, pour sa collaboration de même que notre figurante Marilou Labonté, étudiante.

Nos personnes-ressources : Yves Archambault, inspecteur à la Direction régionale de la Yamaska, Johanne Dumont, chimiste et conseillère à la Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat, Marie-Claude Brouillard, coordonnatrice du programme Environnement, hygiène et sécurité du travail au cégep de Sorel-Tracy.

Coordination : Louise Girard, conseillère à la Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat, CSST.



Pour en savoir plus

  • www.csst.qc.ca. Répertoire toxicologique, section du SIMDUT. Lois et politiques, Règlement sur l’information concernant les produits contrôlés.
  • Norme NFPA 30, Code des liquides inflammables et combustibles, 1996. www.aspimprimerie.qc.ca. L’entreposage des solvants.
  • Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies/Conseil national de recherches du Canada.Code national de prévention des incendies, partie 3.
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