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? Cliquez sur le chiffre qui figure sur la photo et trouvez la solution pour chaque danger identifié.

Vous avez obtenu assez de bonnes réponses. Vous pouvez participer au concours.

1 Pour la vingt-cinquième fois aujourd’hui, Nathalie soulève en même temps et à bout de bras la balance de pesée et la trayeuse.

La solution :

  • Tenir compte de la taille et surtout de la force musculaire de la personne.
  • Soulever une pièce d’équipement à la fois, soit la trayeuse, soit la balance de pesée.
  • Installer un dispositif de rail permanent pour le déplacement des trayeuses.

2 Nathalie risque de se faire balayer la figure par une queue de vache souillée. Bienvenue blessure et infection.

La solution :

  • Pratiquer une amputation partielle de la queue des vaches.
  • Attacher la queue des vaches.
  • Porter un masque protecteur.

3 Plusieurs risques biologiques guettent Nathalie.

La solution :

  • Transporter la seringue dans un contenant spécial, pas dans la bouche.
  • Porter des gants, des manches courtes et les cheveux attachés.
  • Toutes ces réponses.

4 Nathalie porte des espadrilles aux pieds et risque de chuter.

La solution :

  • Dans une étable, les bottes de caoutchouc sont incontournables.
  • Nathalie devrait porter des chaussures de sécurité à semelles antidérapantes.
  • Toutes ces réponses.

5 Le passage est encombré et le plancher est mouillé.

La solution :

  • L’allée centrale ne doit pas être encombrée.
  • Répandre de la paille dans l’allée centrale pour l’assécher.
  • Toutes ces réponses.

Photo : Denis Bernier

Le jour n’est pas levé que la traite à l’étable est presque terminée. Pour la vingt-cinquième fois ce matin, Nathalie soulève la trayeuse pour l’accrocher et la brancher au lactoduc. Elle va ensuite retirer le tout et répéter l’opération encore au moins cinq fois avant de terminer sa tournée. Fatigant? C’est ce que Nathalie a voulu nous démontrer. Elle a aussi tenu à mettre en lumière d’autres risques pour sa santé et sa sécurité.

Pouvez-vous trouver la bonne solution pour éliminer chacun des dangers identifiés?
Pour vous inscrire au concours, vous devez obtenir assez de bonnes réponses.

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Les corrections

La traite des vaches

Différentes solutions se présentent pour faciliter la traite en réduisant les gestes répétitifs, en améliorant la posture et en réduisant la charge, causes de troubles musculo-squelettiques. À la Ferme Lucal et aussi très bientôt à la ferme de Nathalie (Nado-Handersen), on a choisi d’installer un dispositif de rail permanent pour le déplacement des trayeuses, de la laiterie jusqu’à l’étable. Pierre-Luc n’a plus qu’à faire glisser les trayeuses d’une stalle à l’autre, sans les soulever.

Évidemment, il porte des chaussures de sécurité à semelles antidérapantes, et des genouillères pour protéger ses genoux des surfaces dures, ce qui lui permettra de les appuyer au sol afin d’éviter une posture contraignante ou inconfortable.

Pendant la traite, la seringue est transportée dans un contenant conçu à cet effet. Le reste du temps, elle est gardée dans une pharmacie cadenassée. Pierre-Luc porte des gants de nitrile afin de se protéger les mains. Il porte les cheveux courts sous une casquette et ses bras sont couverts par un vêtement à manches longues.

Les risques biologiques et les risques de blessure par un coup de queue peuvent être réduits en attachant les queues1.

L’allée centrale n’est jamais encombrée ou glissante. On a répandu de la paille qui contribue à assécher l’allée pour atténuer le risque de glissade.

D’autres solutions sont possibles, selon l’aménagement des bâtiments et les moyens financiers de l’entreprise. Citons la salle de traite à plancher réglable ou le robot de traite.

 


 

1. Depuis tout récemment, la caudectomie (amputation partielle de la queue) n’est plus recommandée pour les bovins laitiers. Réf. : PLC et CNSA, 2009. Code de pratique pour le soin et la manutention des bovins laitiers. Producteurs laitiers du Canada et Conseil national pour le soin des animaux d’élevage. ISBN 978-0-9812240-3-9 (livre électronique)

 

Nous remercions Camille Loiselle, consultant agricole à la Commission scolaire New Frontiers, Nathalie Van Der Tol de la Ferme Nado Henderson et Pierre-Luc Julien Maheu de la Ferme Lucal pour leur collaboration.

Nos personnes-ressources à la CSST : François R. Granger, ingénieur et agronome et Lucie Fontaine, biochimiste au Service du répertoire toxicologique, tous deux de la Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat, et Manon Guérin, inspectrice à la Direction régionale de Valleyfield. Coordination : Louise Girard, CSST.


Pour en savoir plus

  • La prévention, c’est pas si bête – Fiches de prévention (2000). CSST en collaboration – DC300-415 (00-12)
  • La prévention des troubles musculosquelettiques dans le secteur de l’agriculture (2008). CSST en collaboration – DC300-1002 (08-02)
  • Les troubles musculo-squelettiques et des initiatives pour les prévenir (2008). UPA
  • PIETTE, André. « J’ai mal à la traite », Le Bulletin des agriculteurs, mars 2003, p. 47-48

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