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? Cliquez sur le chiffre qui figure sur la photo et trouvez la solution pour chaque danger identifié.

Vous avez obtenu assez de bonnes réponses. Vous pouvez participer au concours.

1 La position de François est périlleuse.

La solution :

  • François est bien attaché et ne risque rien.
  • François doit se contenter de laver les vitres devant lui. Il repositionnera la plateforme pour faire les autres vitres.
  • François n’a qu’à tirer la plate-forme manuellement pour atteindre les vitres du côté droit.

2 Éryck est attaché, mais à un seau…

La solution :

  • Éryck doit être attaché à sa corde d’assurance à l’aide d’un coulisseau. La corde doit fixée à un point d’ancrage sur le toit du bâtiment.
  • Éryck doit être attaché à la plateforme et non au seau.
  • Éryck est attaché à la même corde d’assurance que François.

3 Le coulisseau de François n’est pas au bon endroit sur la corde d’assurance.

La solution :

  • Le coulisseau doit être à la hauteur des épaules pour limiter la hauteur de la chute.
  • Le coulisseau doit être à la hauteur de la taille pour limiter la hauteur de la chute.
  • Le coulisseau doit être à la hauteur de la tête pour limiter la hauteur de la chute.

4 Le harnais de François est mal porté.

La solution :

  • François porte les deux bretelles de son harnais, qui n’est pas ajusté afin de favoriser la circulation sanguine.
  • François porte son harnais correctement, avec les deux bretelles sur les épaules.
  • François porte une seule bretelle à la fois, car les bretelles coupent la circulation du bras en extension.

5 La corde d’assurance de François est emmêlée et n’est pas de la bonne longueur.

La solution :

  • La corde d’assurance doit dépasser la plateforme d’un mètre cinquante.
  • La corde d’assurance doit atteindre le sol.
  • Si la longueur de la corde est suffisante pour atteindre le sol, peu importe les nœuds qui sont inévitables.

6 François et Éryck sont coupés du monde sur leur plate-forme.

La solution :

  • Ils sont toujours en communication avec une personne se trouvant sur le toit du bâtiment.
  • Toujours garder à portée de main une trousse de premiers soins adaptée au travail en hauteur.
  • Ils doivent remplir un registre de leurs activités pour la journée avant de débuter leur quart de travail.

Photo : Denis Bernier

François et Éryck ont bien l’intention de faire briller les carreaux! Toutefois, il ne faudrait pas que l’exercice se fasse au détriment de leur propre sécurité. Pour les besoins de notre démonstration, ils ont accepté de commettre quelques imprudences.

Pouvez-vous trouver la bonne solution pour éliminer chacun des dangers identifiés?
Pour vous inscrire au concours, vous devez obtenir assez de bonnes réponses.

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Les corrections

Le lavage de vitres en hauteur

Tout d’abord, François et Éryck se contentent de laver les vitres qui sont devant eux. La contorsion, très peu pour leurs muscles! Ils sont en communication avec une personne se trouvant sur le toit du bâtiment et prête à intervenir en cas d’urgence.

La plateforme est suspendue à l’aide de deux consoles transportables selon les besoins, composées de poutres installées en porte-à-faux directement sur le toit et auxquelles sont fixés des contrepoids. Chaque console doit avoir une résistance suffisante pour supporter les charges suspendues et assurer un facteur de sécurité de 4 par rapport au moment de renversement. Elles doivent aussi être pourvues de tirants (câbles d’acier) d’une résistance suffisante pour les retenir aux ancrages. Les tirants et les cordes d’assurance doivent être fixés à des points d’ancrage distincts sur le toit du bâtiment. Ces derniers sont coulés dans le béton de la construction ou boulonnés à travers la structure du toit. Ils doivent résister à la corrosion et être en nombre suffisant pour couvrir toutes les surfaces de travail. Les cordes d’assurance doivent atteindre le sol.

 

Protection individuelle

Dans le cas d’un travail en hauteur sur une plateforme suspendue par deux câbles d’acier, le Règlement sur la santé et la sécurité du travail prévoit le port d’un harnais de sécurité relié à un cordon d’assujettissement muni d’un absorbeur d’énergie, attaché à la corde d’assurance à l’aide d’un coulisseau (placé à la hauteur de la tête). En cas de chute, le coulisseau se bloque et limite la hauteur de la dégringolade, qui ne doit pas être supérieure à 1,2 mètre.

Idéalement, les travailleurs devraient porter sur eux en tout temps un étrier de sécurité (relief step), conçu pour soulager la pression sur les artères lorsqu’ils sont suspendus dans un harnais à la suite d’une chute. Ce petit accessoire pourrait leur sauver la vie en attendant les secours.

Finalement, les travailleurs doivent porter des chaussures de sécurité. Chapeau et crème solaire sont de rigueur pour tout travail à l’extérieur.

Nous remercions le personnel de l’entreprise Entretien McGill inc., pour sa collaboration : Gilles Martel, président, et Marc Martel, directeur des opérations. Et nos deux figurants, François Lavigne et Éryck Thauvette.


Nos personnes-ressources : Yvon Papin, conseiller à la Direction de la prévention-inspection, Jacques St-Amour, inspecteur à la Direction régionale Montréal 3, Julian Samson, inspecteur, et Louis Verville, ingénieur et inspecteur à la Direction régionale de Saint-Jean-sur-Richelieu, tous de la CSST.

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