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? Cliquez sur le chiffre qui figure sur la photo et trouvez la solution pour chaque danger identifié.

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1 Stéphane se penche sur son travail ! Mais à courber ainsi l’échine, il risque d’avoir mal au dos à la fin de la journée.

La solution :

  • Fléchir les genoux et maintenir le tronc vertical.
  • Utiliser un transpalette adapté pour ajuster en hauteur le plan de travail.
  • L’une ou l’autre de ces réponses.

2 Le baril et la bouteille de plastique ne sont pas conformes.

La solution :

  • La bouteille devrait être en plastique blanc (exemple: bouteille d’eau de javel).
  • Le baril et la bouteille sont appropriés pour l’usage qu’on en fait mais ils doivent être étiquetés.
  • Le baril et la bouteille sont appropriés pour l’usage qu’on en fait mais le baril doit être étiqueté.

3 Aucune mesure n’a été prise pour prévenir l’accumulation d’électricité statique. Cela pourrait créer des étincelles.

La solution :

  • Le baril doit être mis à la terre.
  • Éloigner de la zone de transvasement tout appareil électrique.
  • S’assurer de porter des chaussures à semelles isolantes.

4 Le robinet est un modèle à fermeture manuelle. Si Stéphane le laisse ouvert par mégarde, la fuite de liquide pourrait causer bien des dégâts…

La solution :

  • S’assurer de toujours bien refermer le robinet.
  • Utiliser plutôt un robinet à fermeture automatique.
  • Tenir un registre de transvasement indiquant l’heure de fermeture du robinet.

5 Stéphane ne porte aucun équipement de protection individuelle.

La solution :

  • Porter un vêtement à manches longues et des gants de protection.
  • Porter des lunettes de sécurité et des gants de protection.
  • Porter un vêtement à manches longues, des gants de protection et des lunettes de sécurité.

6 Le papier absorbe peut-être le solvant qui se renverse mais s’il n’y prend garde, Stéphane pourrait bien s’étaler de tout son long.

La solution :

  • Installer un bac sous le baril afin de retenir les liquides renversés.
  • Porter attention lors du transvasement et au besoin, utiliser la guenille.
  • Le papier absorbant peut être bien utile mais il faut le placer correctement sous le robinet.

Photo : Denis Bernier

Dans une imprimerie, on utilise des solvants. Pour réduire les risques de déversement, d’incendie et d’émanation de vapeurs toxiques, le transvasement de solvants doit se faire selon certaines règles. Pour les besoins de notre démonstration, Stéphane transvase du solvant dans des bouteilles en plastique pour son propre usage et pour celui de ses collègues. Mais sa technique n’est pas tout à fait au point.

Pouvez-vous trouver la bonne solution pour éliminer chacun des dangers identifiés?
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Les corrections

Le transvasement de solvants

La majorité des solvants utilisés en imprimerie sont inflammables ou combustibles et présentent, par conséquent, un risque élevé d’incendie. Ces matières dangereuses doivent être correctement étiquetées. Donc, le baril et la bouteille dans laquelle on transvase du solvant doivent porter chacun une étiquette, conformément au Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT). Par ailleurs, les contenants de transvasement doivent être appropriés pour les liquides à transvaser et conformes à la norme NFPA 30-1996 lorsqu’il s’agit de liquides inflammables et combustibles. Ainsi, on peut transvaser une quantité de solvant provenant du baril de métal vers une bouteille de plastique, à condition que la bouteille soit approuvée à cet effet et que la capacité maximale soit respectée.


Les solvants dégagent des vapeurs qui peuvent former un mélange inflammable avec l’air ambiant. Ce mélange peut s’enflammer au contact d’une source d’ignition comme l’électricité statique. Le solvant peut frotter sur un matériau et accumuler une charge électrique lorsqu’il est transporté, agité ou transvasé. Une décharge électrostatique peut se produire à l’approche d’un autre matériau conducteur chargé. Lorsqu’on transvase un solvant, on crée des conditions favorables à l’accumulation d’électricité statique. Pour l’éviter, tous les équipements conducteurs, le plus souvent en métal (contenants, réservoirs, tuyauterie), doivent être mis à la masse et à la terre. Si le fil conducteur est muni d’une pince, il faut s’assurer que le contact se fait bien et que la peinture n'empêche pas ce contact de se faire. L’efficacité de la mise à la terre doit être bien vérifiée. Par ailleurs, les contenants non conducteurs ne peuvent être utilisés que pour le transvasement de petits volumes de liquides inflammables. On peut alors limiter l’accumulation d’électricité statique en utilisant un entonnoir métallique lié à la masse dont le bec se rend jusqu’au fond du contenant et en effectuant le transvasement lentement.


Pour une telle tâche, il est recommandé de fléchir les genoux et de maintenir le tronc vertical. Ainsi, la colonne sera soumise à moins de pression et la posture permettra plus de confort et de stabilité. Pour prévenir l’exposition par voie cutanée, Stéphane porte un vêtement à manches longues et des gants de protection. Il porte également des lunettes de sécurité. Comme c’est bruyant dans l’usine, Stéphane porte des bouchons pour les oreilles. Toutefois, il faut mener tous les efforts possibles pour réduire le bruit à la source.


Finalement, le papier absorbant a été remplacé par un bac de rétention. Et le sol a été dégagé de tout obstacle.

Nous remercions Imprimerie TC Transcontinental Métropolitain de Pointe-aux-Trembles ainsi que Virginie Lavoie et Elyse Dumberry-Gibeau, conseillères aux ressources humaines. Nous remercions également notre figurant, Stéphane Mathurin, technicien de production.

Nos personnes-ressources : Dany Mailloux et Khalid El Ahrache, conseillers en prévention à l’Association paritaire de santé et de sécurité du travail, secteur imprimerie et activités connexes, Cheikh Faye, conseiller expert en prévention-inspection, et Josée Provencher-Mandeville, conseillère en prévention-inspection, tous deux de la Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat de la CSST.

Coordination : Louise Girard, Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat de la CSST

 


 

Pour en savoir plus

  • www.aspimprimerie.qc.ca : « L’entreposage des solvants » (tiré à part) et « Le transvasement sécuritaire des solvants », tous deux dans Graphiprévention, 2013, vol. 29 nº 1, p. 5.
  • Norme NFPA 30-1996, Code des liquides inflammables et combustibles.
  • www.cchst.ca/oshanswers/prevention/flammable_static.html : Comment travailler en toute sécurité avec les liquides inflammables et combustibles ? (Électricité statique)
  • Demaret, Jean-Philippe. Prévention des maux de dos dans le secteur de l’agriculture et horticulture, Direction générale Humanisation du travail, Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale, Bruxelles, 2007.
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