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? Cliquez sur le chiffre qui figure sur la photo et trouvez la solution pour chaque danger identifié.

Vous avez obtenu assez de bonnes réponses. Vous pouvez participer au concours.

1 Visiblement, Guillaume a oublié son équipement de protection individuelle !

La solution :

  • Guillaume doit au minimum porter des bottes de sécurité avec semelles antidérapantes pour ne pas glisser dans l’échelle lors de son ascension.
  • Guillaume doit porter des lunettes de sécurité, un casque avec jugulaire, un pantalon normalisé, des gants, des protecteurs auditifs et des bottes de sécurité avec semelles antidérapantes.
  • Guillaume doit porter un casque avec jugulaire, des protecteurs auditifs et des bottes de sécurité avec semelles antidérapantes.

2 Lorsqu’on fait de l’élagage, c’est inéluctable que des branches vont tomber au sol !

La solution :

  • Les travailleurs doivent éviter de se retrouver où les branches tombent. Ils doivent porter leur casque et rester aux aguets.
  • Les travailleurs doivent porter un casque et il faut afficher un écriteau « Danger » visible pour les passants.
  • Délimiter un périmètre de sécurité par des cônes, des rubans danger ou des clôtures.

3 Placée ainsi, l’échelle peut glisser et emporter Guillaume dans sa chute.

La solution :

  • L’échelle doit être inclinée de sorte que la distance au sol entre le pied de l’échelle et le plan vertical où elle est appuyée représente entre le quart et le tiers de la longueur de celle-ci.
  • L’échelle doit avoir un appui ferme sur le tronc de l’arbre ou si elle est placée sur une branche, elle doit dépasser celle-ci d’au moins 900 mm.
  • Toutes ces réponses

4 L’ élagueur effectue l’ascension la scie en mains, sans qu’elle soit attachée… elle risque de tomber à tout moment!

La solution :

  • La scie doit être attachée à l’échelle avant que le travailleur en fasse l’ascension.
  • La scie doit être attachée au travailleur en tout temps.
  • Pour une sécurité maximale, la scie doit être attachée au travailleur et à l’arbre en tout temps.

5 Plusieurs débris et objets encombrent la zone dangereuse.

La solution :

  • Les débris et le matériel doivent être entassés et rangés hors de la zone de danger de façon à ne pas faire obstacle aux déplacements des travailleurs et du public.
  • Un travailleur doit rester en tout temps dans la zone de danger afin de ramasser sur-le-champ les branches qui sont coupées et les débris qui trainent.
  • Les débris peuvent être éparpillés, pourvu qu’ils soient hors de la zone de danger.

Été comme hiver, le travail d’élagueur requiert plusieurs compétences, dont la manipulation de nombreux outils et la capacité de travailler en hauteur. Le métier, qui s’est enrichi de nombreuses techniques au fil des ans, demande une maîtrise de plusieurs méthodes de travail sécuritaires. Guillaume s’apprête à effectuer des travaux d’élagage dans un arbre situé sur un terrain résidentiel. Toutefois, pour les besoins de notre démonstration, il a accepté de déroger à ses habituelles méthodes de travail.

Pouvez-vous trouver la bonne solution pour éliminer chacun des dangers identifiés?
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Les corrections

L’élagage

Lors de travaux d’élagage, Guillaume devrait porter des vêtements de travail aux couleurs vives, munis de bandes réfléchissantes, qui permettent d’être facilement repéré lors de travaux de nuit. Lorsque les élagueurs se déplacent et interviennent dans les rues, ils sont obligés de porter des vêtements de sécurité à haute visibilité de classe 2. Il porte également un casque avec jugulaire et des lunettes de sécurité. Un pantalon normalisé et des bottes de sécurité avec semelles antidérapantes avec protection contre les coups de scie à chaîne sont de mise, ainsi que des gants appropriés et des protecteurs auditifs. Pour prévenir les risques de chute, Guillaume a enfilé un harnais de sécurité, qui doit toujours être attaché à la longe ou à la corde de positionnement lors de déplacements du travailleur.

Quant à l’échelle, elle doit être inclinée, de sorte que la distance au sol entre le pied de l’échelle et le plan vertical où elle est appuyée représente entre le quart et le tiers de la longueur de celle-ci. Ici, elle prend appui sur le tronc et est dans un bon angle. Également, elle doit dépasser d’au moins 900 mm la branche sur laquelle elle est appuyée. Guillaume peut ensuite effectuer son ascension en empoignant fermement les barreaux et en respectant la règle des trois points d’appui, en utilisant toujours les deux mains et ses pieds pour grimper. Si l’élagueur travaille à partir de l’échelle, celle-ci doit être attachée à l’arbre. Toutefois, dans cette situation, Guillaume travaillera à partir de l’arbre. Un collègue, qu’on ne voit pas dans l’image, viendra tenir l’échelle jusqu’à ce que Guillaume soit sécurisé par un système de positionnement, soit une longe ou une corde. Par la suite, ce coéquipier retirera l’échelle, qui sera placée hors de la zone de danger. D’ailleurs, il doit y avoir un homme au sol pour accompagner le grimpeur en tout temps. Celui-ci a de nombreuses responsabilités, dont bien tenir les lieux, ainsi que voir à la sécurité du public et à l’application du protocole de sauvetage en cas d’accident.

L’élagueur qui travaille en hauteur avec une scie à chaîne doit l’attacher à son harnais en tout temps, puisque celle-ci pourrait tomber et couper Guillaume lors de son ascension dans l’échelle. Si celle-ci pèse plus de 4,3 kg, elle doit être attachée à une corde de service reliée à l’arbre. Le maniement de cet outil doit se faire avec les deux mains et l’outil ne doit pas être tenu plus haut que les épaules.

Délimitée par des cônes, des rubans « Danger » ou des clôtures en place, l’aire de travail doit être débarrassée des branches déjà coupées et encore suspendues dans les arbres. Les débris doivent être entassés de façon à ne pas faire obstacle aux déplacements des travailleurs et du public. De plus, les cordes doivent être libres de tout débris et ne pas être entremêlées sur le sol. Les équipements de protection individuelle doivent être rangés et entreposés de façon à ne pas être endommagés.

Puisque plusieurs règles de sécurité doivent être respectées, l’importance de la formation n’est pas à sous-estimer. L’employeur doit s’assurer que les travailleurs connaissent les risques liés à leurs tâches et qu’ils ont reçu la formation nécessaire. Cette formation doit également inclure un volet de signalisation routière et d’utilisation de la machinerie comme la déchiqueteuse à branches, par exemple. Pour les travaux près d’un réseau électrique aérien, seul un entrepreneur autorisé en vertu d’un contrat ou d’une convention avec l’entreprise d’exploitation électrique peut effectuer des travaux à moins de 3 mètres d’un réseau électrique de moyenne tension. De plus, une trousse de premiers soins complète doit être disponible sur les lieux de travail et être accessible rapidement.

Nous remercions le Centre de formation professionnelle Fierbourg. Nous remercions également notre figurant : Guillaume Meunier, enseignant et formateur accrédité en abattage manuel sécuritaire.

Nos personnes-ressources : Christian Fortin, ing. f., conseiller expert en prévention-inspection, et Menotty Urquilla, ing. f., inspecteur et expert en arboriculture, tous deux de la Direction générale de la prévention-inspection à la CSST

Coordination : Louise Girard, Direction générale de la prévention-inspection de la CSST

 


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